PratiqueRome7 juillet 20266 min de lecture

Quartiers à éviter à Rome : ce qu'il faut savoir avant de partir

Rome est-elle sûre ? Termini la nuit, pickpockets du métro, arnaques autour des sites : le guide honnête pour visiter la Ville Éternelle sereinement.

Rome est-elle une ville sûre ?

Oui, et même très sûre à l'échelle des grandes capitales. Le centre historique de Rome, où tu passeras l'essentiel de ton séjour, se parcourt à pied de jour comme de nuit sans souci : les rues autour du Panthéon, de la place Navone ou du Trastevere sont animées jusque tard. Les agressions envers les touristes sont rarissimes.

Le vrai sujet à Rome tient en un mot : pickpockets. La ville est l'une des plus touchées d'Europe pour le vol à la tire, concentré dans les transports en commun et aux abords des sites les plus visités. Autrement dit, ce ne sont pas des quartiers qu'il faut éviter à Rome, mais des situations. On fait le tour.

Termini et l'Esquilin : corrects le jour, mornes la nuit

Le seul secteur du centre qui appelle une vraie vigilance est celui de la gare Termini et du quartier de l'Esquilin qui l'entoure. Beaucoup de visiteurs y logent (les hôtels y sont les moins chers du centre) et en journée, c'est un quartier passant et multiculturel sans danger particulier. Le soir, les abords immédiats de la gare, la place Vittorio Emanuele II et les rues adjacentes se vident et deviennent peu engageants : sollicitations, errance, petites ventes de rue.

Si tu loges vers Termini, rien d'alarmant : choisis simplement les rues éclairées pour rentrer, et garde tes affaires près de toi dans le hall de la gare, zone de prédilection des voleurs à la tire qui ciblent les voyageurs chargés de valises. Pour peser le pour et le contre du secteur, consulte notre guide du meilleur quartier où dormir à Rome.

Métro ligne A et bus 64 : le terrain de jeu des pickpockets

La ligne A du métro, celle qui relie Termini au Vatican en passant par la fontaine de Trevi et la place d'Espagne, est statistiquement l'endroit le plus risqué de Rome pour ton portefeuille. Même chose pour le fameux bus 64, qui traverse le centre jusqu'à Saint-Pierre : les Romains eux-mêmes le surnomment le bus des pickpockets. La technique est toujours la même : la bousculade à la montée, souvent orchestrée à plusieurs.

Les réflexes qui règlent 95 % du problème : sac porté devant et fermé dans les transports, téléphone rangé avant de monter, rien dans les poches arrière, et vigilance maximale dans les trois secondes qui suivent l'ouverture des portes. Aux abords de la fontaine de Trevi et sur les marches de la place d'Espagne, mêmes précautions dans la foule. On détaille tous les transports dans notre guide pour se déplacer à Rome.

Les arnaques classiques autour des sites

Autour du Colisée et de Saint-Pierre, tu croiseras les grands classiques : le bracelet noué de force au poignet (refuse le contact et passe ton chemin), les faux gladiateurs qui proposent une photo puis réclament un billet, les vendeurs de « billets coupe-file » à la sauvette et les faux guides qui abordent les files d'attente. Réserve toujours tes billets en ligne à l'avance, jamais auprès de quelqu'un qui t'aborde dans la rue : on t'explique comment dans notre guide pour réserver le Colisée.

Côté restaurants, méfie-toi des terrasses avec rabatteur et menu en photos à cinquante mètres de la fontaine de Trevi ou de la place Navone : tu y paieras le double pour manger moyen. Éloigne-toi de deux rues et les prix redeviennent romains. Pour les taxis, n'utilise que les taxis blancs officiels aux stations, et sache que la course depuis l'aéroport de Fiumicino vers le centre est à tarif fixe réglementé, affiché sur le véhicule.

Les périphéries : aucune raison d'y aller

Comme toutes les grandes villes, Rome a des quartiers périphériques difficiles (Tor Bella Monaca, San Basilio, certaines zones au-delà du périphérique). Tu n'en verras jamais la couleur : ils sont à des kilomètres de tout site touristique, hors des lignes de métro que tu utiliseras, et rien ne t'y amènera. Les mentionner ici sert uniquement à répondre à la question, pas à t'inquiéter.

Le soir dans le centre, tout le monde sort : le Trastevere, Monti, le Campo de' Fiori sont noirs de monde jusque tard. Les seuls endroits à éviter de nuit sont les parcs (la villa Borghese ferme de toute façon) et les abords déserts de Termini évoqués plus haut. Pour savoir où sortir, lis notre guide de Rome la nuit.

Notre conseil

Rome ne demande aucune stratégie d'évitement, seulement des réflexes anti-pickpockets dans les transports et un « no grazie » ferme aux sollicitations autour des sites. Loge dans le centre historique, à Monti ou au Trastevere, réserve tes billets en ligne et profite : la Ville Éternelle est l'une des capitales les plus agréables à parcourir à pied, de jour comme de nuit.

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