Guide complet · Rome

Visiter Rome — Guide complet

Histoire de Rome

Rome est l'une des villes les plus anciennes et les plus influentes de l'histoire de l'humanité. Fondée selon la tradition en 753 avant J.-C. par Romulus sur la colline du Palatin, l'une des sept collines légendaires du Latium, elle devient en quelques siècles la capitale d'un empire qui s'étend de la Bretagne à la Mésopotamie et de la Germanie à l'Égypte.

La République romaine, fondée en 509 avant J.-C. après le renversement du dernier roi étrusque Tarquin le Superbe, développe les institutions politiques, juridiques et militaires qui serviront de modèle à toute la civilisation occidentale. Le Sénat, les consuls, le droit romain, l'organisation des légions et la construction d'un réseau routier de 85 000 km (les fameuses voies romaines dont la Via Appia est la plus célèbre) sont autant d'inventions romaines qui traversent les siècles. Le Forum Romain, encore visitable aujourd'hui, était le centre névralgique de la vie politique, religieuse et commerciale de cette République.

L'Empire romain, inauguré par Auguste en 27 avant J.-C., porte Rome à son apogée. La ville compte alors plus d'un million d'habitants, ce que nulle cité européenne n'atteindra à nouveau avant le XIXe siècle. Le Colisée, inauguré en 80 après J.-C. sous l'empereur Titus, pouvait accueillir 50 000 spectateurs pour les combats de gladiateurs. Les empereurs Trajan, Hadrien et Marc Aurèle embellissent Rome de forums, de thermes, de basiliques et de temples dont les vestiges témoignent encore aujourd'hui de la grandeur de cette civilisation. Le Panthéon, construit sous Hadrien vers 125 après J.-C. avec sa coupole de 43 mètres de diamètre et son oculus ouvert sur le ciel, reste l'édifice antique le mieux conservé du monde.

La chute de l'Empire romain d'Occident en 476 après J.-C. marque un tournant brutal. Rome se vide progressivement, sa population tombe à 20 000 habitants et ses monuments servent de carrières de pierres pour les nouvelles constructions. C'est l'Église catholique qui maintient la ville vivante au Moyen Âge en attirant des millions de pèlerins de toute la chrétienté vers les tombeaux de Saint Pierre et Saint Paul.

La Renaissance des XVe et XVIe siècles transforme à nouveau Rome en capitale mondiale de l'art. Les papes rivalisent de magnificence pour embellir la ville et affirmer la puissance de l'Église. Jules II commande à Michel-Ange le plafond de la Chapelle Sixtine (1508-1512), l'une des plus grandes réalisations artistiques de tous les temps. Raphaël décore les Chambres du Vatican. Bramante puis Michel-Ange conçoivent la nouvelle Basilique Saint-Pierre, la plus grande église chrétienne du monde avec ses 186 mètres de long. Au XVIIe siècle, le Bernin impose le style baroque dans toute la ville : la Fontaine des Quatre-Fleuves sur la Piazza Navona, la colonnade de la Place Saint-Pierre et des dizaines d'églises et de fontaines transforment Rome en un décor théâtral grandiose.

Rome devient la capitale de l'Italie unifiée en 1871, après le rattachement des États pontificaux au royaume d'Italie. Le Vittoriano, monument colossal en marbre blanc inauguré en 1911 sur la Piazza Venezia, symbolise cette nouvelle ère. La ville connaît une phase de croissance urbaine rapide et de transformations profondes sous le régime fasciste de Mussolini (1922-1943), qui perce de grands axes comme la Via dei Fori Imperiali pour mettre en scène les vestiges antiques. Aujourd'hui, Rome est une métropole de 4 millions d'habitants dans l'aire urbaine, la destination touristique la plus visitée d'Italie avec plus de 10 millions de visiteurs par an, et le siège de la Cité du Vatican, le plus petit État du monde.

Pourquoi visiter Rome ?

Rome est une ville qui ne ressemble à aucune autre. Voici pourquoi elle mérite largement le détour, et pourquoi les voyageurs qui y vont une fois y reviennent presque toujours.

Son patrimoine historique est sans équivalent dans le monde. En quelques kilomètres carrés, Rome concentre 28 siècles d'histoire vivante. Le Colisée, le Forum Romain, le Panthéon, la Cité du Vatican avec la Basilique Saint-Pierre et la Chapelle Sixtine, des dizaines de basiliques baroques et des centaines de fontaines forment un ensemble qu'aucune autre ville au monde ne peut égaler. Le centre historique de Rome est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1980. Marcher dans les rues de Rome, c'est traverser littéralement l'histoire de la civilisation occidentale, des pavés de la Via Sacra aux façades baroques du Trastevere.

Ses musées sont parmi les plus riches de la planète. Les Musées du Vatican, avec leurs 7 kilomètres de galeries et la Chapelle Sixtine de Michel-Ange en point d'orgue, accueillent 6 millions de visiteurs par an. La Galerie Borghèse, avec ses sculptures du Bernin (Apollon et Daphné, David, L'Enlèvement de Perséphone) et ses six Caravage réunis dans une même salle, est considérée comme l'un des musées les plus beaux du monde. Les Musées Capitolins, les plus anciens musées publics du monde fondés en 1471, et le Palazzo Massimo avec ses fresques antiques exceptionnelles et le Boxeur au repos complètent une offre muséale d'une richesse inégalée.

Sa gastronomie est généreuse et accessible. Contrairement à sa réputation de capitale chère, Rome propose une cuisine populaire et délicieuse à tous les budgets. Les quatre plats fondateurs de la cuisine romaine — cacio e pepe, carbonara, amatriciana et gricia — sont disponibles pour 10-15 € dans des centaines de trattorias authentiques. La pizza al taglio, les supplì et le gelato artisanal sont les rois de la street food romaine.

Son atmosphère est irremplaçable. Rome n'est pas un musée à ciel ouvert figé : c'est une ville vivante, bruyante, solaire et contradictoire, où les Romains prennent leur café au comptoir à deux pas d'un temple de 2 000 ans, où les scooters frôlent les obélisques égyptiens et où les chats somnolent dans les ruines du Forum. Cette cohabitation nonchalante du passé et du présent, cette dolce vita qui imprègne chaque ruelle, chaque piazza et chaque terrasse, est ce qui rend Rome absolument unique au monde.

Quelle période pour visiter Rome ?

Rome se visite toute l'année grâce à son climat méditerranéen, mais certaines périodes sont nettement plus agréables selon ce que vous recherchez.

Le printemps, d'avril à juin, est la meilleure période pour visiter Rome. Les températures sont douces (18-25°C), la lumière est belle et dorée, les fleurs ornent les fontaines et les terrasses du Trastevere, et les foules n'ont pas encore atteint leur pic estival. C'est la période idéale pour explorer les quartiers à pied, profiter des terrasses de la Piazza Navona et visiter les grands sites sans subir la chaleur étouffante de l'été. La Semaine Sainte et Pâques sont des moments particulièrement forts au Vatican, avec les cérémonies papales sur la Place Saint-Pierre.

L'été, de juillet à août, est la haute saison. Les températures dépassent régulièrement 38-40°C en juillet, ce qui rend les visites en plein air physiquement éprouvantes, surtout au Colisée et au Forum Romain où l'ombre est rare. Les files d'attente aux Musées du Vatican et au Colisée sont à leur maximum. Cependant, la ville s'anime magnifiquement le soir : les fontaines illuminées, les terrasses bondées jusqu'à minuit et les concerts dans les ruines antiques donnent aux nuits romaines un charme incomparable. Conseil : privilégiez les visites dès l'ouverture à 9h, repliez-vous dans les musées climatisés en milieu de journée et profitez de la ville en soirée.

L'automne, de septembre à novembre, est avec le printemps la période la plus agréable. Les températures restent douces en septembre et octobre (20-26°C), la lumière est chaude et rasante sur les façades ocre, les foules diminuent progressivement et les prix de l'hébergement commencent à baisser. C'est une excellente période pour une première visite sans la pression estivale.

L'hiver, de décembre à mars, est la période la plus calme et la plus abordable. Les foules sont considérablement réduites, les prix d'hébergement au plus bas et l'atmosphère est plus locale et authentique. Les températures restent douces par rapport au nord de l'Europe (8-15°C en journée), même si quelques journées pluvieuses sont à prévoir. La période de Noël est particulièrement belle à Rome : marchés de Noël sur la Piazza Navona, crèches artistiques grandeur nature dans les églises et illuminations des rues commerçantes. Le 1er dimanche de chaque mois, la plupart des musées d'État sont gratuits.

Que voir et que faire à Rome ?

Rome regorge de sites exceptionnels répartis dans des quartiers aux atmosphères très différentes. Voici un panorama complet pour organiser votre visite.

Les incontournables antiques forment le cœur de la Rome historique. Le Colisée, symbole de la puissance romaine et plus grand amphithéâtre jamais construit (50 000 places), est le monument le plus visité d'Italie. Le Forum Romain, situé juste en face, est le berceau de la civilisation romaine : temples de Saturne et de Vesta, arcs de triomphe de Titus et de Septime Sévère, Via Sacra que parcouraient les triomphes des généraux victorieux. Le Panthéon, édifice antique le mieux conservé du monde avec sa coupole de 43 mètres et son oculus, est accessible pour un tarif modique. Le billet combiné Colisée + Forum Romain + Palatin est la formule la plus courante et la plus économique.

La Cité du Vatican est un État dans l'État et l'un des hauts lieux de l'art mondial. La Basilique Saint-Pierre, la plus grande église chrétienne du monde (186 mètres de long, 132 mètres pour la coupole), est gratuite à l'entrée. Les Musées du Vatican, avec leurs 7 km de galeries culminant dans la Chapelle Sixtine de Michel-Ange — où le plafond peint entre 1508 et 1512 et le Jugement Dernier achevé en 1541 sont les chefs-d'œuvre absolus de la peinture occidentale — nécessitent une réservation impérative à l'avance. Le Château Saint-Ange, mausolée d'Hadrien transformé en forteresse pontificale, offre depuis sa terrasse l'une des plus belles vues de Rome sur le Vatican et le Tibre.

Les places et fontaines baroques sont une spécialité romaine et constituent un musée en plein air gratuit. La Fontaine de Trevi, la plus grande fontaine baroque d'Europe, se visite idéalement à l'aube ou tard le soir pour éviter la foule. La Piazza Navona, avec la Fontaine des Quatre-Fleuves du Bernin, est la plus belle place baroque de Rome. La Place d'Espagne et ses 135 marches de l'Escalier de la Trinité-des-Monts, la Piazza Venezia dominée par le Vittoriano — chaque piazza est un décor théâtral grandiose et accessible gratuitement.

Pour les amateurs de musées, la Galerie Borghèse est une expérience unique qui nécessite une réservation obligatoire (créneaux de 2h, 360 visiteurs maximum). Les Musées Capitolins, les plus anciens musées publics du monde, offrent depuis le Tabularium une vue imprenable sur le Forum Romain. Le Palazzo Massimo, l'un des musées les plus sous-estimés de Rome, abrite les fresques de la Villa de Livie et le Boxeur au repos dans une atmosphère quasi déserte.

Pour les espaces verts, la Villa Borghèse est le poumon vert de Rome avec ses 80 hectares de jardins, ses fontaines et ses temples. Les Jardins du Pincio offrent le plus beau panorama sur la ville au coucher du soleil. Le Jardin des Orangers sur la Colline de l'Aventin, avec son belvédère face au dôme de Saint-Pierre, est le spot le plus romantique de Rome.

Gastronomie et spécialités romaines

La cuisine romaine est l'une des plus généreuses et des plus accessibles d'Italie. Ancrée dans une tradition populaire héritée de la cuisine paysanne du Latium et de la cuisine du quinto quarto (les abats), elle valorise des ingrédients simples et des recettes transmises de génération en génération avec une rigueur quasi religieuse.

Les pâtes sont le cœur sacré de la cuisine romaine. Les quatre plats fondateurs — les quattro primi romani — sont les spaghetti cacio e pepe (pecorino romano, poivre noir et eau de cuisson, sans crème ni beurre), les rigatoni all'amatriciana (sauce tomate au guanciale croustillant et au pecorino), les spaghetti alla carbonara (œufs, guanciale, pecorino et poivre noir, jamais de crème dans la recette originale) et la pasta alla gricia (guanciale et pecorino, l'ancêtre de la carbonara et de l'amatriciana). Chacun de ces plats est un marqueur identitaire romain sur lequel les Romains ne transigent pas.

La pizza al taglio est la street food romaine par excellence. Vendue à la découpe au poids dans les boulangeries et les pizzerie al taglio, elle se mange debout, sur le pouce, enveloppée dans du papier. La pâte, épaisse et moelleuse, est cuite en grandes plaques rectangulaires. La margherita, la pizza bianca (huile d'olive et romarin) et la pizza rossa (tomate) sont les classiques absolus. Les supplì, boulettes de riz au ragù frites et fourrées d'un cœur de mozzarella filante, sont l'autre incontournable de la street food romaine.

Les artichauts sont un pilier de la cuisine romaine au printemps. Les carciofi alla romana, braisés à l'huile d'olive avec de la menthe fraîche et de l'ail, et les carciofi alla giudia, frits deux fois jusqu'à obtenir une fleur croustillante dorée, spécialité séculaire du quartier juif, sont deux entrées exceptionnelles. Le saltimbocca alla romana (escalopes de veau à la sauge et au jambon de Parme) est le plat de viande emblématique.

Pour le dolce, le tiramisù romain est plus léger que la version du nord de l'Italie, avec des biscuits savoiardi bien imbibés de café serré et un mascarpone aérien saupoudré de cacao amer. Le gelato artisanal se reconnaît à ses bacs couverts et à des couleurs naturelles — les pyramides de couleurs criardes des gelaterie touristiques sont à éviter absolument.

Les meilleurs quartiers pour manger authentique sont le Testaccio, quartier gastronomique historique de Rome autour de l'ancien abattoir avec son marché couvert et ses trattorias sans compromis, le Trastevere, le quartier le plus animé le soir avec ses ruelles médiévales bordées de restaurants, et le quartier juif du Ghetto, l'une des plus anciennes communautés juives d'Europe, réputé pour ses artichauts et ses fritures.

Les quartiers de Rome à explorer

Rome est une ville de quartiers aux atmosphères radicalement différentes, chacun méritant une exploration à pied pour comprendre les multiples visages de la Ville Éternelle.

Le Centro Storico est le cœur historique de Rome, un labyrinthe de ruelles pavées, de places baroques et de monuments antiques délimité par le Tibre et le Colisée. Il concentre la majorité des sites incontournables : le Panthéon, la Piazza Navona, la Fontaine de Trevi, le Campo de' Fiori avec son marché matinal coloré et la Place d'Espagne. C'est le quartier le plus touristique et le plus animé à toute heure, mais aussi le plus cher pour se restaurer. Éloignez-vous de deux rues des monuments pour trouver des trattorias authentiques.

Le Trastevere est le quartier le plus authentique et le plus attachant de Rome, sur la rive droite du Tibre. Ses ruelles médiévales pavées, ses maisons couvertes de lierre et de bougainvilliers, ses trattorias familiales aux nappes à carreaux et ses bars à vin en font le quartier préféré des Romains et des expatriés pour sortir le soir. L'église Santa Maria in Trastevere, l'une des plus anciennes de Rome, trône au centre d'une place animée. Le marché de Porta Portese, chaque dimanche matin, est l'un des plus grands marchés aux puces d'Italie.

Le Prati est le quartier bourgeois et résidentiel situé entre le Vatican et le Château Saint-Ange. Ses larges avenues, ses boutiques élégantes et ses cafés tranquilles en font une base d'hébergement idéale pour visiter le Vatican sans subir l'agitation touristique du centro storico. Les restaurants y sont de bonne qualité et nettement moins chers qu'autour de la Place Saint-Pierre.

Le Testaccio est le quartier populaire et gastronomique historique de Rome, autour de l'ancien abattoir (Mattatoio) transformé en espace culturel et en musée d'art contemporain. C'est ici que vivent les vrais Romains, loin du tourisme de masse. Son marché couvert, ses trattorias de cuisine romaine traditionnelle sans compromis et ses boulangeries qui servent les meilleurs supplì de la ville en font un pèlerinage obligatoire pour les gastronomes.

L'Aventin est la colline la plus élégante et la plus calme de Rome. Son fameux trou de serrure des Chevaliers de Malte, qui offre une vue parfaitement encadrée sur la coupole de Saint-Pierre à travers un jardin de haies, est l'un des secrets les plus photographiés de la ville. Le Jardin des Orangers (Giardino degli Aranci) offre le plus beau coucher de soleil de Rome face au dôme de la Basilique Saint-Pierre. La Basilique Santa Sabina, l'une des plus anciennes églises de Rome (Ve siècle), est un joyau d'architecture paléochrétienne.

Le Monti est le quartier le plus branché et le plus tendance de Rome, coincé entre le Colisée et la gare Termini. Anciennement populaire et mal famé, il est devenu le repaire des créatifs, des antiquaires et des bars à cocktails. La Via del Boschetto et la Piazza della Madonna dei Monti sont le cœur de ce quartier à explorer en fin de journée.

Comment se déplacer à Rome ?

Rome se déplace idéalement à pied dans le centre historique — les principales attractions sont concentrées dans un périmètre de 3 km² — mais le réseau ATAC est indispensable pour relier les différentes zones de la ville.

Le métro comprend 3 lignes (A, B et C). La ligne A est la plus utile pour les touristes : elle dessert le Vatican (station Ottaviano), la Place d'Espagne (Spagna), la Fontaine de Trevi (Barberini) et la gare Termini. La ligne B dessert le Colisée (Colosseo) et la Piramide (pour rejoindre le Testaccio). Les métros circulent de 5h30 à 23h30 en semaine et jusqu'à 1h30 le vendredi et samedi soir. Le réseau est modeste comparé à Paris ou Londres — Rome n'a que 73 stations — en raison des vestiges archéologiques découverts à chaque chantier de forage.

Les bus ATAC couvrent l'ensemble de la ville et sont parfois le seul moyen d'atteindre certains quartiers non desservis par le métro. Le bus 40 (express) et le 64 relient la gare Termini au Vatican. Le bus 23 longe le Tibre jusqu'au Trastevere. Les tramways desservent quelques axes périphériques. Les bus sont cependant moins fiables en raison du trafic romain souvent chaotique.

Un ticket BIT coûte 1,50 € et est valable 100 minutes sur bus et tramway avec une seule entrée en métro. Pour un séjour touristique, les pass sont plus avantageux : 7 € pour 24h, 12,50 € pour 48h et 18 € pour 72h avec trajets illimités sur tout le réseau. La Roma Pass (32 € pour 48h, 52 € pour 72h) inclut les transports illimités et l'entrée gratuite dans les 1 ou 2 premiers musées visités, ce qui la rend rentable si vous visitez le Colisée et les Musées Capitolins.

Pour rejoindre les aéroports, le Leonardo Express relie Fiumicino à la gare Termini en 32 minutes pour 14 € (départs toutes les 30 minutes). Le train régional FL1 est moins cher (8 €) mais plus lent et dessert d'autres gares. Des navettes en bus sont disponibles à partir de 6 € pour les deux aéroports. Les taxis pratiquent des tarifs fixes réglementés : 50 € depuis Fiumicino et 31 € depuis Ciampino vers le centre intra muros (vérifiez que le compteur n'est pas enclenché). Attention aux taxis non officiels qui proposent leurs services dans les halls d'arrivée.

Distances à pied dans le centre : Colisée → Panthéon : 20 min. Panthéon → Piazza Navona : 5 min. Panthéon → Fontaine de Trevi : 10 min. Vatican → Château Saint-Ange : 10 min. Prévoyez des chaussures confortables : les pavés romains (sampietrini) sont beaux mais traîtres pour les semelles lisses et les talons.

Quel budget prévoir pour visiter Rome ?

Rome a une réputation de ville chère, mais il est tout à fait possible de la visiter avec un budget raisonnable en faisant les bons choix. Dans l'ensemble, Rome est moins chère que Paris et Londres pour un niveau de qualité comparable.

Côté hébergement, les prix varient considérablement selon la saison et la localisation. En basse saison (novembre à mars hors fêtes), comptez 70-120 € pour une chambre double en hôtel 3 étoiles dans le centre. En haute saison (avril-juin et septembre-octobre), les mêmes chambres atteignent 120-200 €. En juillet-août et pendant la Semaine Sainte, les prix peuvent doubler. Les auberges de jeunesse proposent des dortoirs à partir de 20-30 € par personne. Les quartiers de Prati, Monti et Testaccio offrent un meilleur rapport qualité-prix que le centro storico ou le Trastevere.

Côté entrées et musées, les principaux sites sont payants mais restent abordables. Le billet combiné Colisée + Forum Romain + Palatin coûte 18 €. Les Musées du Vatican coûtent 20 € (+ 4 € de réservation en ligne, mais indispensable). La Galerie Borghèse coûte 15 € avec réservation obligatoire. Le Panthéon coûte 5 € depuis 2023. En revanche, la Basilique Saint-Pierre, la Piazza Navona, la Fontaine de Trevi, la Place d'Espagne, l'Arc de Constantin et la Bocca della Verità sont accessibles gratuitement. Le premier dimanche de chaque mois, la plupart des musées d'État sont gratuits (Colisée, Musées Capitolins, Palazzo Massimo).

Côté restauration, Rome offre un excellent rapport qualité-prix. Un repas complet dans une trattoria du Trastevere ou du Testaccio coûte 15-25 € le midi et 25-40 € le soir avec vin. Pour les petits budgets, la pizza al taglio (3-5 € pour une portion généreuse), les supplì (2-3 €), le panino dans les marchés couverts et le café au comptoir (1-1,20 €) permettent de bien manger pour moins de 15 € par jour. Attention au coperto (couvert) de 1,50-3 € par personne ajouté automatiquement dans les restaurants.

Budget indicatif par personne et par jour : économique 70-100 € (auberge + street food + 1er dimanche gratuit), confortable 150-220 € (hôtel 3 étoiles + trattorias + principaux musées), luxe 350 € et plus (hôtel 4-5 étoiles + gastronomie étoilée + expériences premium).

Conseils pratiques pour visiter Rome

Voici les conseils essentiels pour profiter au maximum de votre séjour à Rome et éviter les erreurs classiques du premier voyage.

Réservez impérativement en ligne pour les sites majeurs. Le Colisée, les Musées du Vatican et la Galerie Borghèse affichent régulièrement complet plusieurs jours à l'avance en haute saison. Sans réservation, les files d'attente peuvent dépasser 2 à 3 heures sous le soleil. Les billets nominatifs sont désormais la norme : chaque visiteur doit fournir ses données personnelles à l'achat et présenter une pièce d'identité à l'entrée. Notre assistant voyage vous permet de centraliser toutes vos réservations en un seul endroit.

Privilégiez les visites tôt le matin. La plupart des sites ouvrent à 9h. Arriver à l'ouverture permet de visiter le Panthéon, le Forum Romain, la Place d'Espagne ou la Fontaine de Trevi dans un calme relatif, avant l'afflux des groupes organisés qui arrive entre 10h et 11h. La Fontaine de Trevi est la plus belle à l'aube (avant 7h), quand elle est quasi déserte et encore éclairée par les lumières de la nuit.

Respectez le code vestimentaire dans les édifices religieux. La Basilique Saint-Pierre, le Panthéon et les Musées du Vatican imposent des épaules et des genoux couverts pour les hommes comme pour les femmes. Prévoyez un foulard ou un châle dans votre sac. Le non-respect du code vestimentaire entraîne un refus d'accès.

Portez des chaussures confortables à semelles épaisses. Rome est une ville qui se marche, et ses pavés de sampietrini (petits pavés de basalte) sont traîtres pour les semelles lisses ou les talons. Prévoyez 15 000 à 20 000 pas par jour en visite intensive.

Évitez les restaurants autour des grandes attractions. Les restaurants situés directement sur la Piazza Navona, autour du Panthéon ou face au Colisée sont généralement chers, de qualité médiocre et pratiquent des couverts (coperto) abusifs. Éloignez-vous de deux rues et vous trouverez des trattorias nettement plus authentiques et abordables. Les quartiers du Testaccio, du Trastevere et de Monti sont les meilleurs pour manger romain.

Faites attention aux arnaques et aux faux guides. Aux abords du Colisée et du Vatican, des rabatteurs proposent des billets coupe-file ou des visites guidées improvisées à des prix exorbitants. N'achetez vos billets que sur les sites officiels des monuments ou sur des plateformes reconnues. Les hommes en costume de centurion romain devant le Colisée demandent 5 à 10 € pour une photo.

Profitez de Rome le soir. La ville prend un caractère magique après 20h, quand les monuments sont illuminés et les foules de touristes se dissipent. Une promenade nocturne de la Piazza Navona au Panthéon illuminé par les lampadaires, puis à la Fontaine de Trevi baignée dans sa lumière turquoise, est l'une des plus belles expériences que Rome puisse offrir. Terminez par un gelato artisanal et un verre de vin dans le Trastevere : c'est la dolce vita dans sa forme la plus pure.