Tokyo est la ville la plus étoilée du monde au guide Michelin, mais ce n'est pas ce qui définit sa cuisine. Ici, la spécialité se mange souvent debout, dans une boutique qui ne sert qu'un seul plat depuis trois générations.
Plusieurs classiques japonais sont nés ici. Le sushi edomae, préparé au vinaigre et légèrement mariné, a été inventé à Edo au XIXe siècle pour vendre du poisson sur les étals. La tempura et le soba de sarrasin viennent de la même époque et de la même logique : manger vite et bien entre deux courses.
Le ramen mérite à lui seul un voyage. Chaque boutique a son bouillon, sa cuisson, ses horaires, et il n'est pas rare de faire vingt minutes de queue pour un bol à moins de dix euros.
Deux spécialités sont vraiment locales et se trouvent difficilement ailleurs : le monjayaki, cette pâte cuite sur la plaque qu'on racle avec de petites spatules, concentré dans la rue de Tsukishima, et le yakitori des ruelles à brochettes autour des gares.
Bon à savoir : le midi coûte deux à trois fois moins cher que le soir pour la même cuisine, beaucoup de restaurants se commandent sur une machine à tickets à l'entrée, et on ne laisse jamais de pourboire.